qiblah.us

Chapitre 9 sur 12

Réfutation d’une illusion

Certains de ces déviants ont dit : « Le bon sens montre à tout être humain que la direction de la Qiblah est la distance la plus courte. » Cela est extrêmement étonnant, plein de mensonge et contraire à l’évidence. Si leur parole était correcte, les anciennes mosquées auraient été orientées vers la direction qu’ils prétendent à tort. Si leur parole était correcte, il n’y aurait pas eu de divergence entre les musulmans aux États-Unis et au Canada sur la question de la Qiblah. De plus, la distance la plus courte n’était pas inconnue des savants musulmans dont nous avons cité les paroles, qui savaient précisément que la terre est aplatie. Certains ont vécu bien après la découverte de l’Amérique par Colomb en l’an 898 de l’Hégire, parmi lesquels Shamsuddin ar-Ramliyy ash-Shafi^iyy, mort en 1004 H, Muhammad ^Arafah ad-Dusuqiyy, mort en 1230 H, le Shaykh Muhammad ^Ulaysh al-Malikiyy, mort en 1299 H, Mansur Ibn Yunus al-Buhutiyy al-Hanbaliyy, mort en 1046 H, Ibn ^Abidin al-Hanafiyy, mort en 1253 H, et d’autres.

Si le bon sens montrait à tout être humain que la direction de la Qiblah est la distance la plus courte, al-Azhar d’Égypte n’aurait pas statué récemment que la Qiblah pour ceux qui sont aux États-Unis et au Canada est le sud-est, et les savants de notre temps n’auraient pas statué de même. De même, il n’y aurait pas eu de boussoles numérotées indiquant que la direction de la Qiblah est au sud-est (tout en rappelant que nous n’acceptons pas la parole des non-musulmans en cette matière). Que disent donc les partisans de cette opinion fausse de tout cela ? N’est-il pas évident que si leur parole était vraie, tous se seraient accordés sur cette chose par le bon sens ? Prétendent-ils que tous ceux que nous avons mentionnés manquent de bon sens et qu’eux seuls en ont ? C’est Allah qui préserve du péché et qui donne la force d’obéir.

Nous avons lu une lettre envoyée au journal canadien al-Mir’at par l’un de ces prétendus esprits supérieurs, dans laquelle il rejette la décision d’al-Azhar selon laquelle la Qiblah pour ceux qui sont au Canada est le sud-est. Dans sa lettre, il a reconnu que les mihrabs des anciennes mosquées du Canada étaient orientés vers le sud-est et que la géométrie sphérique est complexe et que les musulmans ordinaires ne la comprennent pas. À la fin de sa lettre, il a énuméré les qualifications qui justifieraient qu’il traite d’une telle question. Nous n’y avons trouvé rien de plus qu’un diplôme d’ingénieur (spécialité non mentionnée), une fonction de rédacteur en chef d’un magazine et un siège au conseil d’une organisation. Il n’y était fait aucune mention d’une science religieuse acquise auprès de savants fiables, ni d’un diplôme reconnu de leur part. De plus, son extrême insuffisance à comprendre les propos des savants et leur terminologie l’a conduit à citer, comme références sur le sujet du temps et de la détermination de la Qiblah, des livres qui le contredisent ! Les auteurs de ces livres sont des témoins de son erreur. Il a cité par exemple Abu al-^Abbas Ahmad Ibn Muhammad Ibn ^Uthman al-Azdiyy al-Marrakushiyy, qui a dit à ce sujet : « Je conclus que la Qiblah des gens de l’ouest, dans la région située au nord de La Mecque (qu’Allah accroisse son honneur) {comme les États-Unis d’Amérique}, est dans le quart sud-est, et que celui qui prie vers le quart sud-ouest se trompe assurément. De même (il se trompe) s’il prie vers l’un des deux quarts du nord. » Comme tu le vois, sa parole est entièrement conforme à la nôtre et contredit totalement celle de ce prétendant. Nous appartenons à Allah et c’est à Lui que nous retournerons.

Avec beaucoup de regret, nous voyons aujourd’hui que les questions de religion sont abordées par quiconque le veut, sans règle ni contrôle. Si l’un d’eux doit faire réparer sa voiture, il va chez un spécialiste ; mais pour répondre sans science à des questions religieuses, ils sont très hardis, et cela leur est aussi facile que de boire une gorgée d’eau. Tu les trouves très attachés aux positions déviantes et à ce qui contredit la parole des savants anciens. Abu ^Aliyy ad-Daqqaq a dit : « Celui qui se tait et ne dit pas la vérité est un démon muet » ; c’est pourquoi nous ne nous tairons pas au sujet de ces gens.

Nous demandons à Allah de faire que ce traité corrige ce qui a été établi de manière erronée, et qu’Il facilite à quiconque Il a voulu la guidée de le lire attentivement et d’accepter la vérité qu’il contient. Allah fait ce qu’Il veut et guide vers le droit chemin.

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